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Des dirigeants se réunissent pour accélérer le déploiement du Programme phytosanitaire pour l’Afrique afin de protéger la santé des végétaux dans la région

Posted on lun, 06 Jul 2026, 12:41

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© FAO/Michael Tewelde

Addis-Abeba (Éthiopie), 6 juillet 2026.), en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Union africaine, le Ministère éthiopien de l’agriculture et des partenaires régionaux et internationaux de premier plan, organise aujourd’hui à Addis-Abeba le Forum de partenariat stratégique pour le Programme phytosanitaire pour l’Afrique (PPA). Fort des résultats obtenus et des avancées permises par les outils numériques innovants qui contribuent à renforcer les capacités phytosanitaires, le Forum visera à réunir l’appui nécessaire pour nouer des partenariats stratégiques et mobiliser les investissements requis afin d’étendre ces bénéfices à l’ensemble de l’Afrique et au-delà.

Cette réunion de haut niveau rassemble des ministres, des partenaires de développement, des donateurs, des organisations régionales et des autorités nationales chargées de la protection des végétaux afin de renforcer la collaboration et de mobiliser l’appui nécessaire pour étendre à davantage de pays de la région les activités de renforcement des capacités phytosanitaires. Lancé en 2023, le PPA aide les pays à mieux surveiller, détecter et gérer les menaces phytosanitaires, en mettant à leur disposition des équipements, des procédures et des protocoles, ainsi qu’en formant les fonctionnaires phytosanitaires à l’utilisation d’outils numériques de pointe pour la surveillance des organismes nuisibles. Le PPA fournit également une assistance technique et des protocoles normalisés de prospection des organismes nuisibles, qui permettent aux pays d’exploiter des données fiables et comparables d’un pays à l’autre. Le renforcement des systèmes de protection des végétaux contribue à préserver la sécurité alimentaire de la région et à favoriser l’innocuité du commerce international à l’échelle du continent et au-delà.

D’abord limité à 11 pays pilotes, le programme s’est déployé à travers le continent: neuf pays supplémentaires l’ont rejoint en 2025 et 18 autres devraient leur emboîter le pas cette année. Le PPA est mis en œuvre par le Secrétariat de la CIPV en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Département de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable (DARBE) de l’Union africaine.

Le Forum de partenariat stratégique devrait donc être l’occasion de favoriser le dialogue et l’action pour renforcer la confiance et la collaboration, et accélérer le déploiement d’un modèle à même de renforcer durablement la résilience de l’Afrique et du monde face aux organismes nuisibles, facilitant ainsi le commerce intra-africain et international.

«Sur l’ensemble du continent, nos gouvernements s’emploient à transformer l’agriculture, à assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à garantir la sécurité sanitaire des aliments, à accroître la productivité agricole, à créer des emplois et à développer le commerce agricole au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et au-delà. La concrétisation de ces ambitions demeure toutefois compromise par des menaces et des risques majeurs liés aux organismes nuisibles transfrontières, aux espèces exotiques envahissantes, aux nouvelles maladies des végétaux et aux effets de plus en plus marqués des changements climatiques, autant de facteurs qui ont des répercussions négatives sur la production agricole, la biodiversité, les moyens de subsistance en milieu rural et le développement économique», a déclaré M. Fikru Regassa, Ministre d’État chargé du développement des ressources animales et halieutiques au Ministère éthiopien de l’Agriculture.

«Il est essentiel de disposer de systèmes phytosanitaires efficaces pour préserver les investissements agricoles, assurer la sécurité alimentaire, protéger les écosystèmes naturels, favoriser l’innocuité et la compétitivité du commerce, et renforcer la résilience de nos systèmes alimentaires. Investir dans la santé des végétaux revient donc, en définitive, à investir dans la réussite économique de l’Afrique et dans le bien-être de sa population. À cet égard, le Programme phytosanitaire pour l’Afrique constitue une initiative continentale majeure», a-t-il ajouté.

«La Commission de l’Union africaine a reconnu l’importance stratégique du Programme phytosanitaire pour l’Afrique dès sa création. Ces résultats montrent qu’en investissant dans la santé des végétaux, nous pouvons renforcer la sécurité alimentaire, protéger les moyens de subsistance et ouvrir de nouvelles perspectives au commerce agricole», a déclaré pour sa part Son Excellence Moses Vilakati, Commissaire de l’Union africaine à l’agriculture, au développement rural, à l’économie bleue et à l’environnement durable (ARBE), dans une allocution prononcée en son nom par Saliou Niassy, Coordonnateur du Conseil phytosanitaire interafricain de l’Union africaine.

«Mais il ne s’agit là que d’une première étape. Nous devons maintenant consolider la présence du Programme phytosanitaire pour l’Afrique sur le continent. Notre ambition doit être de veiller à ce que chaque État membre africain ait accès à des systèmes modernes de surveillance phytosanitaire, à du personnel qualifié et aux technologies numériques nécessaires pour détecter les nouvelles menaces posées par les organismes nuisibles et y répondre rapidement», a-t-il ajouté.

Il a également fait observer que, si la demande croissante des pays souhaitant rejoindre le PPA «montre clairement que l’Afrique est prête à déployer à plus grande échelle ce modèle qui a fait ses preuves, la concrétisation de cette vision nécessitera des partenariats solides, des investissements durables et, surtout, une appropriation par nos États Membres». «Cette appropriation collective permettra à l’Afrique de se doter de systèmes phytosanitaires résilients, capables de protéger nos agriculteurs, notre biodiversité et nos marchés agricoles pour les générations à venir», a-t-il souligné.

Depuis sa création, plus de 600 spécialistes de la santé des végétaux ont été formés dans le cadre du PPA, 900 tablettes numériques ont été déployées pour appuyer la surveillance sur le terrain, 850 utilisateurs actifs ont désormais accès à la Plateforme SIG du PPA dans 20 pays, et plus de 150 cartes SIG ainsi que 2 500 points de surveillance géoréférencés ont été élaborés pour appuyer la surveillance des organismes nuisibles et la prise de décisions fondées sur des données probantes. Le programme a montré que l’investissement stratégique dans la santé des végétaux produit des résultats concrets. La CIPV estime qu’environ 5,1 millions d’USD sont nécessaires pour appuyer la mise en œuvre des prochaines phases dans la région. Ce montant couvre les activités de formation, le développement d’outils numériques, les systèmes SIG, le matériel de surveillance et la coordination technique.

«La rencontre d’aujourd’hui marque une étape importante: la présence de partenaires de premier plan et de dirigeants nationaux réunis ici témoigne d’un engagement fort en faveur du renforcement des systèmes phytosanitaires dans la région. Nous avons vu l’innovation et le savoir-faire se diffuser, en trois ans à peine, de quelques pays à plus de la moitié du continent. Le déploiement du PPA dans l’ensemble des pays africains, puis au-delà du continent, est non seulement essentiel, mais aussi crucial pour préserver la sécurité alimentaire de toute la région et lui garantir l’accès aux marchés mondiaux», a déclaré Enrico Perotti, Secrétaire de la CIPV.

«La sécurité des échanges commerciaux repose sur la confiance. La confiance suppose l’existence de systèmes crédibles. Bâtir des systèmes crédibles suppose de pouvoir recueillir, vérifier, analyser et exploiter des données. La surveillance des organismes nuisibles n’est donc pas une activité annexe. Elle constitue l’un des fondements de l’analyse du risque phytosanitaire, de la certification, de l’accès aux marchés et du respect des normes phytosanitaires internationales», a déclaré Orlando Sosa, Représentant de la FAO par intérim en Éthiopie, qui représentait Abebe Haile-Gabriel, Sous-Directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique.

Il a ajouté que le PPA «s’inscrit pleinement dans les travaux de la FAO et dans son engagement à aider les pays à transformer les systèmes agroalimentaires pour les rendre plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables». «La prochaine phase du PPA devrait viser à consolider les acquis, en ancrant le programme dans les systèmes phytosanitaires nationaux, en renforçant la coordination régionale, en maintenant les plateformes numériques, en élargissant les programmes nationaux de formation et en transférant progressivement la coordination technique aux institutions africaines», a-t-il conclu.

À propos de la FAO

L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) est l’agence spécialisée des Nations Unies qui mène les efforts internationaux vers l’élimination de la faim. Son objectif est d’atteindre la sécurité alimentaire pour tous et d’assurer un accès régulier et suffisant à une nourriture de qualité permettant à tous de mener une vie saine et active. La FAO s’emploie à transformer les systèmes agroalimentaires en promouvant une production et une consommation durables, notamment en protégeant les végétaux afin d’assurer la sécurité alimentaire mondiale. Avec 195 membres – 194 pays et l’Union européenne – la FAO est présente dans plus de 130 pays à travers le monde.

À propos de la CIPV

La CIPV est un traité international ratifié par 184 pays, qui vise à protéger les ressources végétales mondiales contre l’introduction et la dissémination des organismes nuisibles, et à promouvoir l’innocuité du commerce. Les normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP), élaborées sous les auspices de la CIPV, aident les pays à mettre en œuvre les normes phytosanitaires nationales et les exigences en matière d’importation. Hébergée par la FAO, la CIPV est la seule entité mondiale habilitée à établir des normes dans le domaine phytosanitaire.

À propos du Programme phytosanitaire pour l’Afrique (PPA)

Le Programme phytosanitaire pour l’Afrique est une initiative menée conjointement par le Secrétariat de la CIPV et l’ARBE afin de renforcer les capacités phytosanitaires sur l’ensemble du continent. Grâce à des protocoles harmonisés de prospection des organismes nuisibles, aux technologies numériques, à la formation et à la collaboration régionale, le PPA aide les pays à prévenir la dissémination des organismes nuisibles, à améliorer la conformité aux normes phytosanitaires internationales et à favoriser l’innocuité du commerce des produits agricoles.

Ressources:

  1. Forum de partenariat stratégique pour le Programme phytosanitaire pour l’Afrique (PPA)

  2. [Présentation du PPA4

  3. Vidéo sur l’impact du PPA

  4. Présentation du PPA (brochure)

  5. Impact du PPA (brochure)

Contacts presse:

Anita Tibasaaga
Chargée de communication
Secrétariat de la CIPV
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
[email protected]

Meseret Abiy
Spécialiste de la communication
FAO Éthiopie
Téléphone: +251 911 161702
Courriel: [email protected]<

Yimer Dawud
Directeur général des relations publiques et de la communication
Ministère éthiopien de l’agriculture
Téléphone: +251 911 538023
Courriel:[email protected]

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